Arrête de te battre contre le vent (et construis quelque chose qui tient)
J’ai regardé des Don Quichotte en gilet jaune souffler des feuilles pendant 20 minutes.
Ah l’automne.
Les jours qui raccourcissent.
Les feuilles qui tombent.
Les écharpes colorées.
Le vent.
Et.
Les. Putains. De. Souffleuses. À. Feuilles. Mortes.
Personne n’a encore inventé un truc mieux, sérieux ?
Parce qu’au lieu d’écrire un truc intelligent, procrastination oblige, je regardais les bonhommes les utiliser.
C’est quand même pas franchement efficace comme machin.
Ça souffle les feuilles, d’accord.
Mais le vent les souffle tout de suite dans l’autre sens.
Parfois, ils se mettent à deux (enfin quatre avec les souffleuses) pour contrer une bourrasque un peu violente.
En plus, il faut que les bonhommes soient armés : de casques antibruit, la machine à moitié sur le dos, en supportant le bras (qui doit être chaud en plus) et des lunettes de protection, parce qu’ils doivent se prendre des relans de gasoil dans la tronche.
M’enfin, le plus fou dans tout ça, j’ai bien regardé, c’est que les bonhommes semblent heureux avec leurs souffleuses de l’enfer.
Et je crois que je comprends pourquoi.
Il y a un côté chevalier moderne qui part en bataille.
Armure : check.
Arme : check.
Mission : check.
Sauf que l’ennemi, c’est le vent.
Parce que quand je regarde ces Don Quichotte en gilets jaunes, je ne pense pas qu’à mes oreilles, à l’inefficacité du service public, et à la joie masculine de porter un truc lourd qui fait vroum-vroum.
Je pense aussi à tous ceux qui se battent contre le vent en publiant, encore et encore, sans voir grand-chose bouger.
À ceux qui s’équipent d’outils sophistiqués pour faire du bruit, beaucoup de bruit, pour prouver qu’ils avancent.
À ceux qui appliquent les conseils, suivent les formations, testent les formats, et qui se retrouvent quand même avec trois likes et du vent.
À ceux qui travaillent sans direction claire, persuadés que le mouvement vaut mieux que l’immobilité.
Je comprends.
C’est rassurant, le bruit.
Ça fait pro. Ça fait occupé. Ça fait “je gère”.
Mais parfois, il faut juste se rendre compte que la souffleuse n’est pas efficace.
Qu’on pourrait faire du travail tout aussi stimulant, surement même plus, en emmerdant moins de monde, en creusant un peu plus profond, en se demandant vraiment ce qu’on essaie d’atteindre avant de foncer tête baissée.
Autrement dit : en ayant une vision.
Parce que tu sais ce qui arrive à Don Quichotte à la fin ? Il arrête de combattre les moulins. Et c’est en abandonnant le combat absurde qu’il trouve la sagesse.
Je n’ai pas de solutions aux souffleuses.
Mais j’ai une solution au vent en ligne.
Et justement, cette semaine, il y a 50€ de réduction sur le programme Vision.
C’est probablement le programme le plus important si tu as cette envie de créer des choses, mais que tu ne sais pas trop par où commencer.
Ou si tu crées déjà, mais que tu sens bien que ce que tu fais n’est pas à la hauteur de ce que tu aimerais vraiment dire.
Que tu aimerais poser des idées plus intéressantes, plus incarnées, plus toi.
Le programme Vision est fait pour ça.
Pour arrêter de souffler contre le vent et construire quelque chose qui tient debout.



Le petite.