Il faut qu'on parle de la tendance du 'retour à l'humain'
Vive les formations !
J’ai observé quelque chose ces derniers temps sur Substack Notes.
Plus je vois de Français arriver sur Substack, plus je vois émerger des positions très tranchées sur les réseaux sociaux, les formations en ligne, les produits digitaux, et l’intelligence artificielle. Le tout sous un même parapluie rhétorique : le retour à l’humain.
Et cette position me provoque une réaction très ambivalente.
À la fois, je suis d’accord.
À la fois, ça m’énerve.
Et à la fois, ça me fait un peu peur.
D’abord, soyons clairs : oui, je suis profondément pour l’humain.
Si tu me lis depuis un moment, si tu as lu Ma philosophie d’internet ou La déloyauté stratégique, tu sais que je défends la simplicité et le direct. C’est même tout l’intérêt de cette newsletter : rappeler à ceux qui créent que ce qu’ils font est précieux, intellectuellement, humainement, et aussi financièrement. Que créer peut être une très bonne chose pour une vie. Et que ça n’a pas besoin d’être compliqué, et transformé en marque pimpée.
Mais justement.
Ce discours du « retour à l’humain » m’agace quand il se construit contre les produits digitaux, les formations, le coaching, comme si ces pratiques étaient, par nature, suspectes ou déshumanisantes. Comme si proposer une formation était moins légitime.
Moins légitime de quoi, exactement ? On n’en sait rien. Mais l’implicite est là : on ne devrait pas proposer ça aussi ouvertement. C’est MAAAAAAL.
Et c’est là que je bloque.
Parce que pour moi, pouvoir proposer directement une formation, un service, un produit qui a de la valeur, d’individu à individu, c’est précisément ça, le retour à l’humain. C’est sortir des institutions à cent mille têtes où l’humain disparaît dans la structure. C’est acheter directement à celle qui écrit des poèmes et les vend directement dans un e-book, plutôt que de passer par une grande maison d’édition qui, au passage, prend une très grosse part du gâteau. C’est se former avec des individus qui prennent le temps de vraiment packager leurs expériences.
C’est simple, en fait. C’est travailler directement avec des gens.
Et puis il y a la troisième chose. Beaucoup plus intime : ce discours me fait peur.
Parce que j’ai l’impression qu’on est en train de forcer, sur internet, quelque chose que je déteste déjà dans la vie réelle : la performance sociale. L’idée qu’il faudrait toujours plus d’interactions, plus de présence, plus de collectif visible, plus de communautés, plus de lien performé.
Ce que je vais dire maintenant est très personnel. Mais justement : le retour à l’humain, pour moi, c’est aussi accepter que nous ne fonctionnons pas tous de la même manière. Il y a des gens qui ont besoin de voir les autres en face. Et il y en a d’autres, comme moi, pour qui c’est l’inverse.
Si tu me forces à être sociale, je vais faire le strict minimum. C’est à contre-sens du message, mais ne le lis pas comme un rejet de l’humain. C’est une question de personnalité, de fonctionnement neurologique (si j’ose la confession).
Alors quand je vois ce discours qui glorifie le retour à l’humain, j’ai parfois l’impression qu’en tant que créateur, je vais devoir en rajouter. Créer des communautés, par exemple. Alors que la communauté n’est pas un espace où je suis à l’aise, et donc pas un espace où je peux réellement apporter de la valeur. Ou multiplier les échanges, les appels, les présences synchrones, même quand ça n’apporte rien de plus.
Le service, je n’ai aucun problème avec ça. J’en fais. Mais je le fais de manière intentionnelle : on se voit quand le contact humain apporte quelque chose. Sinon, l’email et la formation à distance, ça fonctionne très bien. Ça respecte ton temps, mon temps, notre énergie. Ça permet de réfléchir. De répondre hors performance. De mieux formuler.
Et pour moi, c’est aussi ça, l’humain.
Alors oui.
Vive les formations.
Vive les produits digitaux.
Vive les formats qui respectent nos modes de fonctionnement.
Vive la formation en ligne comme quelque chose qu’on peut suivre de partout, comme on veut.
Qui respecte à la fois l’énergie du formateur et celle du client.
Et surtout : vive un internet où l’humain ne se mesure pas au nombre d’interactions visibles, mais à la justesse des échanges.
Et donc, tant qu’on y est.
Si tu es comme moi. Si tu aimes apprendre à ton rythme, sans pression sociale, sans horaires imposés, sans devoir être présent·e partout tout le temps.
–50 % sur toutes mes formations.
Les plus récentes comme les plus anciennes.
Des formations abordables, que tu peux suivre quand tu veux, comme tu veux, à ton rythme, sans t’expliquer comment être ou comment te comporter, mais en te donnant des outils concrets, solides, et respectueux de ton énergie.
Il y a notamment :
Programme Vision
Si ton ambition cette année est de faire émerger quelque chose de cohérent à partir de ce que tu produis. Trouver un fil conducteur, t’enrichir intellectuellement, donner une direction plus claire à ton travail créatif...Podia Hub
Si tu veux vendre des produits digitaux mais que la technique te bloque. PodiaHub t’apprend à utiliser à 100 % la plateforme Podia : site web, blog, vente de formations, ebooks, fichiers, newsletter indépendante de Substack, et même — si c’est ton truc — un espace de communauté. Un outil simple, tout-en-un, sans usine à gaz.Créer ton premier produit digital (en 30 jours)
Si tu veux te lancer mais que tu ne sais pas par où commencer. Quelle forme choisir, quels outils utiliser, comment penser ton produit pour qu’il ait du sens et qu’il fonctionne... La formation répond précisément à toutes ces questions-là.
Bref.
Si tu crois, comme moi, que les produits digitaux peuvent être une forme élégante, humaine et respectueuse de transmettre de la valeur, alors tu peux en profiter cette semaine.
La promo se termine mardi 20 janvier 2026.
Vive les formations !
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