La rentrée pointe son nez, et j’ai passé tout l’été à... vibe-coder!
Ça rime, mais c’est pas exprès. J’avais pas l’intention de découvrir tout ce nouvel univers, fait de code et de jargon technique qui me donnait vraiment pas envie. Et puis j’ai fait mon premier site.
De là est partie une farandole de projets. Que je viens de publier sur mon nouveau portfolio. C’est l’occasion de faire le point si tu as loupé des épisodes (et de découvrir ceux que je n’ai pas partagés).
Et puis, je fais ce bilan aussi parce que j’ai tendance à me raconter que je n’ai pas foutu grand-chose cet été... Alors que non.
Un site pour le futur
Après mes premiers sites, je me suis lancée dans un projet plus créatif : Dear Future.
C’est un site où tu peux envoyer un vœu au futur. La question te demande d’imaginer précisément ce que tu verrais autour de toi si tu te réveillais dans le futur.
Le mot important ici, c’est « précisément ».
Les souhaits pour le futur deviennent vite très larges : plus de paix, de bonheur, de beauté, de liberté. Mais je pense que les vrais voeux deviennent réalité dans le détail. C’est là qu’est la magie. Pas « je suis heureuse », mais « je n’ai plus jamais besoin de mettre un réveil ». Pas « le monde est plus beau », mais les vêtements que tu enfiles un mardi matin et qui te donnent immédiatement envie de sortir.
Ce week-end, je me suis même amusée à faire une BANDE-ANNONCE pour le site (que tu vois en dessous du titre plus haut).
C’est probablement le projet le moins « utile » de cette liste. Et donc évidemment, un de mes préférés.
Transformer les pépites d’internet en formations avec le Course Maker
Le Course Maker est parti d’un problème très simple : je trouve régulièrement des lectures, des syllabus, des transcriptions ou des collections de documents hyper intéressants en ligne. Mais ils finissent souvent dans un dossier parce que la quantité de matériel me décourage avant même de commencer.
J’ai donc construit un système qui prend tout ce matériel, l’inventorie, retrouve la structure intellectuelle du cours, puis le transforme en une expérience HTML interactive.
Chaque cours contient des modules, les vidéos si c’est une série de lectures, les principes importants, des exemples, des exercices, et une bibliographie. Ça me permet non seulement d’avoir une vue d’ensemble du contenu avant de me lancer, mais aussi de revenir sur les concepts régulièrement.
J’ai utilisé le Course Maker pour créer des cours sur la psychologie, la peinture d’histoire, la théorie du chant, l’écriture, la linguistique... Des sujets que je n’aurais probablement jamais pris le temps d’étudier de cette manière si j’avais dû commencer par ouvrir cinquante fichiers les uns après les autres pour comprendre le déroulé.
L’objectif c’est de me donner une porte d’entrée assez claire et assez agréable pour avoir ensuite envie d’aller fouiller dedans.
Les cours rejoignent ma petite bibliothèque privée accessible sur ordinateur et téléphone. J’y garde aussi mes rapports de recherche et d’autres objets HTML que j’ai envie de pouvoir retrouver sans retourner chercher leur dossier dans mon ordinateur.
Voir et proposer huit ans de travail avec le Content Graph
Le Content Graph est né d’une simple envie de cartographier mes contenus publiés sur le web depuis mes débuts.
Je n’ai pu remonter que jusqu’à 2018, mais ça fait déjà un sacré paquet de contenu : des articles et des vidéos sur YouTube, Medium, plusieurs Substacks et mes propres sites. Tout ce travail existe toujours, mais il est dispersé entre les plateformes et enfoui sous ce que j’ai publié ensuite.
J’ai donc construit une carte interactive qui rassemble mes contenus en français et en anglais et les organise autour de sept grands thèmes : enchanter internet, créer des trucs cools en ligne, la pratique créative, publier ce qu’on fait, lire et apprendre, vivre de son travail en ligne et être créatif.
(Aussi toute mon époque Just French It et mon travail sur l’apprentissage des langues).
Tu peux choisir un thème et voir tous les articles et toutes les vidéos qui s’y rattachent. Plus bas, une archive chronologique rassemble les 436 contenus, du plus récent jusqu’à mes premières vidéos de 2018.
Ce que j’aime surtout, c’est que la page fait apparaître les obsessions qui reviennent d’une année à l’autre. Un article disparaît vite dans le flow. Mais mis à côté de huit ans d’autres articles, ça devient un morceau d’un truc plus grand.
Ce que je t’ai déjà montré cet été
Pour le reste, tu as peut-être suivi les projets au fur et à mesure dans Les Papiers :
J’ai quitté Podia pour reconstruire mariedrouvin.com de zéro. Je t’ai raconté sa construction dans J’ai refait tout mon site avec l’IA.
J’ai aussi créé notes.mariedrouvin.com, mon site personnel en anglais. Je t’en ai déjà parlé plusieurs fois, sans lui consacrer un Papier entier, mais tu peux aller le visiter directement.
Au passage, j’ai créé un Dossier Site IA, que tu peux télécharger gratuitement pour construire ton site avec l’IA.
J’ai construit le Taste Archive, mon application pour rassembler mes références, mes notes et mes highlights Readwise, puis les combiner sur un canvas infini. Je te l’ai présenté dans J’ai créé ma propre application de notes avec l’IA.
J’ai créé le Substack Feed Blocker pour cacher le feed Substack et le remplacer par les personnes et les publications que je veux vraiment voir. Tu peux récupérer le prompt dans J’ai créé une extension pour régler mon problème avec Substack.
Le portfolio, enfin
Quand j’ai quitté Podia, j’en ai profité pour faire un grand ménage. Parmi les pages que j’avais prévu de déplacer, il y avait mon portfolio.
Sauf qu’il ne montrait que les sites Podia que j’avais créés pour mes clients... Comme j’étais justement en train de quitter Podia, recréer cette page ailleurs me semblait un peu bizarre. Alors je l’ai laissée derrière moi.
Après tout ce que je viens de te raconter, l’absence de portfolio a commencé à sembler encore plus bizarre.
J’ai donc créé portfolio.mariedrouvin.com, avec mes sites, mes outils, mes skills, mes automatisations, mes livres et mes publications.
Il y a 25 projets pour le moment. Chaque projet s’ouvre dans un panneau latéral, avec un lien pour aller le voir ou lire le texte dans lequel j’en parle quand c’est possible.
Je me suis beaucoup amusée à construire le site. Son design est très différent de celui de mes autres espaces, mais je trouve qu’il me ressemble quand même. Les couleurs viennent de la palette du Taste Archive. Et le fond est un Marie Drouvin original : Botanical 1, que tu peux voir en entier sur la page de mes peintures.
Comme souvent, le site est bilingue, il s’adapte au mode clair ou sombre de ton appareil, et il ne contient aucun tracking.
Tu peux aller le voir ici : portfolio.mariedrouvin.com
Il faut montrer ce qu’on fabrique
Je crois très fort au fait de montrer ce qu’on fait. Même quand ce ne sont pas des trucs qu’on va transformer en produits ou en outils publics. Déjà parce que c’est trop cool d’être passionné d’un truc et de pouvoir le partager avec les autres. Mais aussi parce que c’est une source de motivation bien plus réelle et intéressante que le contenu éducatif classique.
Quand quelqu’un veut apprendre, il a accès à plein de tutoriels qui expliquent le jargon technique et les nouvelles fonctionnalités, mais il ne sait pas vraiment ce qu’il pourrait finir par construire.
Je vais être honnête : ça me frustre beaucoup dans mes recherches.
J’ai épluché des épisodes de podcasts et des conférences pour comprendre tout ça, et ce qui a eu le plus d’impact sur moi, c’était toujours simplement quelqu’un qui montrait le résultat final.
Bref, c’est aussi ma motivation derrière ce partage : que ça te montre réellement ce qui est possible (autre que répondre à des emails, et écrire des articles de blog moyens). Et que tu utilises ça pour te créer des trucs cools.
Et toi, tu as créé des trucs cools cet été ?





Rholalla le boulot de dingue!!J’adore l’idée et ton portfolio est incroyable. Merci pour ton partage. Et bravo!
Trop bien ton portfolio ! Je vais retourner dessus, c'est sûr