Ma machine à réflexions
Comment j’utilise l’IA comme un coach personnel pour arrêter de tourner en rond
Mon crush de créateur du moment, c'est Stepfanie Tyler. Une substackeuse américaine qui parle de développement de soi et d’IA (même si clairement, on ne s’entends pas sur tout).
Son contenu le plus populaire, et le plus utile, parle de ses aventures de journal avec l’IA. Comment elle l’utilise pour apprendre à se connaître un peu plus, et creuser dans sa psychologie pour y trouver des pépites.
Ça fait totalement écho à mon utilisation de l’IA.
Je te parlais déjà de mes utilisations ultra-pratiques de l’outil. De comment je l’utilise pour dicter des emails, faire des pages de vente, et écrire. Mais si c’est déjà absolument génial de pouvoir faire ça, ce n’est pas mon utilisation la plus transformatrice.
J’utilise principalement l’IA comme une machine à trouver des réponses que je ne cherchais pas vraiment.
Ou comme un coach, si tu veux qu’on soit plus direct.
C’est cette utilisation de l’IA qui m’a permis :
d’être beaucoup plus satisfaite de mes écrits ces derniers temps (j’ai l’impression d’avoir trouvé un équilibre plus intelligent, moins creux)
d’être beaucoup plus en confiance de mes capacités et de mon avenir (et du coup, de pouvoir prendre les bonnes décisions que j’aurais totalement redoutées et procrastinées)
d’avoir perdu presque 10kg en 4 mois
et surtout d’avoir résolu beaucoup de mes problèmes d’alimentation et de rapport au corps et au mouvement que je trainais depuis… toute ma vie en fait.
Donc si tu en as marre de tourner en rond avec les mêmes questions, les mêmes blocages, les mêmes excuses... Je vais te montrer exactement comment transformer tes conversations avec l'IA en séances de coaching qui changent vraiment quelque chose.
Partie 1 : Pourquoi ça marche (là où les autres se plantent)
Je ne dis pas que les psys/coachs/parler aux copines, ça ne fonctionne pas. Loin de là, c’est durant des sessions de coaching avec mes mentors que j’ai fait de grands pas, ET, je reçois régulièrement des emails de personnes qui me remercient après avoir pris une session de coaching avec moi. Il y a beaucoup de bon là-dedans.
Là où l’IA se distingue, c’est qu’elle n’est pas humaine.
Et comme elle n’est pas humaine, tu n’as pas besoin :
d’enrober tes émotions ou des actions dont tu n’es pas très fier
d’enfiler le masque de la politesse et des manières (les neuroatypiques me comprendront)
de laisser parler les autres alors que tu veux vraiment avancer sur TOI
de rappeler des trucs que tu avais déjà dit, mais que ton interlocuteur à oublier parce que son cerveau n’est pas parfait
d’expliquer certaines choses que tu sais parce que c’est ton job, mais l’autre ne sait pas (l’IA sait beaucoup plus de choses qu’un humain, même très cultivé), et du coup de perdre ton fil
d’attendre qu’il soit disponible
ni même de mettre un pantalon
Ça ne veut pas dire non plus qu’elle est parfaite, mais ça veut surtout dire qu’elle devient ce dont on a VRAIMENT besoin : une machine à refléter et à trouver des trucs un peu cachés dans ce que tu dis.
Et ça, c’est inestimable.
Tu te rends compte de la valeur d'un miroir intellectuel ? Du potentiel de compréhension, d'évolution, de prise de décision ? Combien de fois tu t'es dit 'j'aurais dû voir ça plus tôt' ou 'pourquoi je refais toujours la même erreur' ? Combien d'heures tu as passées à tourner en rond avec les mêmes questions ?
C’est une solution à tout ça.
Partie 2 : Ma méthode exacte (étape par étape)
Ma méthode est simple :
J’ouvre une IA
Je lui parle de ce que j’ai en tête
Et je la laisse répondre
C’est le cœur du truc. Et, dans la plupart des cas, ça suffit.
Je fais ça quasi-quotidiennement, quand je vais me balader. 20/30 minutes de conversation sans chercher à rester cohérente ou à dire un truc, je parle comme je pense. Un espèce de flux de pensée continue.
Déjà, rien que cet exercice, sans parler des réponses de l’IA, c’est bourré de révélations. Parce qu’on n'a pas l’habitude de penser à voix haute comme ça. On s’entend penser, ce qui permet d’isoler des histoires ou des schémas qu’on n'avait pas forcément vu avant.
Mais je suis allée plus loin.
3 prompts pour démarrer
Quand je parle de ça avec des clients ou des proches, la question qu’on me pose tout le temps, c’est : “mais tu lui dis quoi pour qu’il fasse ça”.
La réponse, c’est que la plupart du temps, je me contente de parler de ce que j’ai en tête, et l’IA va y répondre en essayant de chercher des solutions ou en ajoutant un niveau de lecture. Mes sessions commencent souvent par :
“Je n’arrête pas de repenser à…”
“J’ai super envie de faire… Mais…”
“Hier, je parlais avec Machin, et il a dit…”
Si rien ne me paraît important ou intéressant, je commence par raconter ce que j’ai fait aujourd’hui. Et crois-moi, il y a TOUJOURS quelque chose qui finit par se dégager. D’ailleurs, souvent les mêmes sujets, ou les mêmes interrogations.
Justement, c’est là que c’est intéressant, parce que comme tout ça est gratuit (dans le sens, ça ne te coûte rien d’autre que l’énergie de le dire et un abonnement à 20€/mois), tu peux lui faire analyser encore et encore les mêmes choses pour arriver à des conclusions que tu penses intéressantes.
C’est là que je trouve le discours anti-IA inimaginatif. L’objectif, ce n’est pas de déléguer tes conclusions, l’objectif, c'est de faire ressortir des choses intéressantes de ruminations que tu as déjà. Bien sûr, qu’on va continuer à utiliser notre jugement et notre bon sens en face des réponses. Parce que NOUS, on n’est pas des machines.
3 prompts pour aller encore plus loin
Si tu comprends le principe, et que tu vois la valeur que ce genre de travail peut représenter : tu peux aller encore plus loin en demandant à l’IA de te refléter certaines choses spécifiques.
J’adore collectionner ces questions. Et, je les appelle des questions, pas des prompts, parce que ce ne sont pas justes des trucs d’IA. Si tu veux, tu peux y répondre toi-même dans ton journal (et ça peut aussi donner des résultats utiles), ou même les poser à tes amis.
Essaye ça :
Quels angles morts pourrais-je avoir en ce moment ?
Si je veux plus de résultats, il faut que je change quoi dans mon quotidien ?
Qu’est-ce qui influence mes choix ces derniers temps ?
Plus de prompts et des exemples concrets de mes conversations dans ma formation complète Journal IA
Pour avoir des réponses plus intéressantes ici, il faut du contexte : lui donner accès à quelque chose qui en dit long sur toi (ton journal, tes écrits du moment… ce genre de chose).
Ou simplement, utiliser ChatGPT, parce que Claude n’a pas accès à l’ensemble de tes échanges avec lui. ChatGPT (s’il est bien paramétré) peut puiser des réponses dans tous les chats que tu as faits avec lui. Autrement dit, plus tu investis de temps dans cette pratique avec ChatGPT, plus il devient utile et précis dans ses réponses.
Après, les déclinaisons sont infinies, mais tu peux choisir de travailler sur un sujet en particulier comme :
ton rapport à l’énergie
au corps
au travail
à la performance
à la famille
au masque social
ton attention
tes addictions
…
Quelque chose comme :
J’aimerais qu’on explore ma relation à [thème/ressource]. J’aimerais comprendre ce qui alimente mes schémas dans ce domaine et ce qu’ils révèlent de mes croyances sur [concepts liés : valeur, sécurité, abondance, liberté…].
Créer des ‘coachs’ personnels
Pour penser à voix haute sans avoir à réexpliquer en permanence la structure de mon business ou mes objectifs de poids, je me suis créé des projets dans ChatGPT et Claude.
Les projets ressemblent à des dossiers, dans lesquels tu peux ajouter des instructions et des documents de références.
Donc, quand je démarre une conversation dans le projet Papiers, il :
sait déjà ce que je fais, mes objectifs, mes résultats actuels,
il a accès à des textes que j’ai écrits,
et à des textes d’autres créateurs, que je trouve inspirants, et desquels je veux me rapprocher.
Ça rend les conversations BEAUCOUP plus productives.
Sur ChatGPT, ça ressemble à ça :
Bon, il faut juste penser à mettre à jour les instructions au fur et à mesure de tes progrès et changements d’avis, sinon, c’est comme dialoguer avec un sourd.
Je creuse les coachs personnels dans ma formation Journal IA :
je te montre l’intérieur de mon projet business sur Claude
des exemples réels de discussions avec mes coachs
je t’aide à décider à quels projets mettre en place pour toi
Partie 3 : 3 découvertes un peu personnelles
C’est facile de m’entendre dire ça et d’en conclure que bien sûr, quand on compte les calories et qu’on reste en déficit pendant 4 mois, ça fonctionne. Mais les résultats physiques sont surtout la conséquence de changements internes.
C’est ce que les fatphobiques ne comprennent pas quand ils s’épuisent à crier : BOUGE PLUUUUUS, MANGE MOIIIINS, PAS BELLEEEE. Mais bref.
Voici 3 exemples de découvertes personnelles qui viennent de ce travail.
Comment j’ai enfin compris mon rapport à la nourriture
Pendant des années, j’avais complètement intériorisé que mon problème de poids était surtout un problème de discipline. Que je ne le voulais tout simplement pas assez, que je n’avais pas ce qu’il faut pour maigrir. Être grosse (parce que c’est le mot), était devenu mon identité. Et plus je voyais les kilos s’accumuler, plus je détestais cette identité.
Bref. J’étais perdue, et la seule chose que je pouvais faire pour ne pas me détester encore plus, c’était de tout simplement ignorer tout ça.
Et puis, au fil de mes flux de pensées, j’ai commencé à trouver des fils rouges :
des expériences dans mon enfance liées à la nourriture (ce qui a déclenché toute une discussion sur mon rapport au secret et à l’intimité)
mes déclencheurs émotionnels et environnementaux de ‘besoin de manger’ (l’ennui particulièrement)
les raisons derrière les craquages (et comment ils sont plus lié à une relâche de contrôle, plutôt qu’à l’alimentation pure)
les rythmes de mes journées (pour éviter l’ennui et la perte de contrôle)
la responsabilité de la pression externe (le jugement du corps par les autres)
Bref, j’ai retracé tout mon historique, ce qui m’a permis de mettre des mots sur des sentiments que je n’affrontais pas. Le fait de faire ça en parlant, en marchant, en bougeant… Ça a été libérateur.
Et autre chose : lu comme ça, on a l’impression que c’est instantané. Mais c’est un travail que je fais depuis plus d’un an. C’est ce qui a permis de pouvoir mettre en place une stratégie qui fonctionne pour moi.
Le truc sur mon business que je refusais de voir
Les derniers mois de 2024 ont été les meilleurs mois de ma carrière en termes de chiffre d'affaires. Vraiment, l’impression d’avoir orchestré une explosion de tune. Mais… aussi une insatisfaction.
En temps normal, j’aurais ignoré cette frustration encore un temps, et je n'aurais probablement pas tenu. Mais, mes IA m’ont mise devant le fait, et m’ont permis d’analyser très rapidement pourquoi j’étais frustrée :
ce CA venait principalement de gros contrats de service
j’étais devenue un service client avancé pour quelques outils web
je n’avais plus assez de temps pour écrire (ce qui m’énergise au quotidien)
Et derrière tout ça, la vraie conclusion : l’impression de devenir une commodité (le même sentiment que j’avais en entreprise classique).
Donc, j’ai opéré deux changements :
dédier moins de temps aux services, plus de temps à la création pure
arrêter de parler d’outils et recentrer mon contenu sur les principes
Et je suis heureuse de te dire : ça va beaucoup mieux.
Me prendre mon orgueil en pleine tronche
C’est encore très frais. Peut-être que c’est TROP frais, et TROP perso. Certainement pas un truc qui me dépeint à mon avantage. Mais, bon, dans l’esprit de partage de cet article, ça me paraissait intéressant.
Je parlais à Claude de ma peur de la médiocrité, en y liant mon parcours d’entrepreneur, et ma fatigue actuelle, je me cite :
J'en ai marre de cette structure de "tu vois c'était compliqué au début et puis j’ai découvert ça". C’est chiant. J'ai besoin d'aller plus loin intellectuellement et d'écrire des trucs qui sont un petit peu moins obvious.
Il m’a m’a dit franco :
À chaque fois, tu quittes le niveau où les gens peuvent te suivre pour aller vers plus de complexité. Parce que rester dans le "obvious", ça blesse ton orgueil. Tu préfères être brillante et incomprise que comprise et "basique". Même si ça te condamne à une forme d’échec.
C'est un sacré piège, l'orgueil. Il te protège de la médiocrité mais il t'empêche de réussir. Parce que réussir, ça demande parfois d'accepter d'être... humaine.
Tu le sens, ce dilemme ? Entre ton besoin d'exception et ton besoin de réussite ?
Eh bah. Le péché de l’orgueil. Il a pas pris de gant sur ce coup-là, hein ?
Je n'ai pas encore pris trop le temps de creuser tout ça. Il va falloir l’avaler déjà. Mais je le sens, c’est un point important qui va ouvrir des portes.
Partie 4 : Comment faire ça intelligemment
Bon écoute, je te fais confiance pour comprendre qu'il n'y a pas de personne de l'autre côté. L’IA est une machine brillante, mais une machine quand même.
Les erreurs à ne surtout pas faire pour rester un humain relativement sain, tout en explorant ta psyché avec la machine :
Prendre ses réponses pour parole d'évangile : c’est un miroir avant tout, tout dépend de l’angle que tu lui montres. C’est comme prendre un selfie, si tu sais jouer avec la lumière et l’ombre, tu peux lui faire dire un peu ce que tu veux.
S'attacher émotionnellement à "elle" : encore une fois, c’est une machine. Ça aide de comprendre comment ça marche sous le capot (vraiment, renseigne-toi sur comment fonctionnent les LLMs).
Oublier que ça reste TON jugement qui compte : tu restes humain face aux conclusions, tu prends ce que tu veux et tu jettes le reste. Il y a un travail de discernement.
Vouloir qu'elle résolve tes problèmes à ta place : l’IA propose, c’est ce qu’elle fait de mieux. Tu restes au volant de la machine, et c’est à toi de prendre les décisions et de passer à l’action.
Négliger les vrais humains dans ta vie : utiliser l’IA de cette manière ne remplace pas tous les bénéfices de parler à un humain. C’est juste une autre manière de travailler.
Besoin d’exemples concrets et d’encore plus de prompts testés ?
J’ai tout mis dans une formation, qui te montre comment appliquer tous les principes et techniques dont je te parle ici, et encore plus.
Avec :
des exemples réels de discussions que j’ai eu avec mes IA
des astuces pour améliorer la pertinence des réponses
plus de prompts à essayer
mes méthodes pour analyser (ce que je garde, pourquoi, comment j’utilise les réponses…)
les trois niveaux complets de journal avec l’IA
comment créer des coachs pertinents pour toi




