Comment faire tourner son activité sur internet pour moins de 120€/mois
Ou pourquoi je n'utilise que 5 outils pour gérer tout mon business en ligne

J’avais une grosse appréhension à créer cette ressource. Parce qu’on voit partout fleurir le même genre de liste, et que ça fait toujours trop… trop.
Je me mets à la place de mes clients qui viennent me voir en consultation, et qui ont un peu de mal à faire la paix avec leur ordi. Et je me dis : voir une liste de 150 outils complexes, c’est 150 raisons de ne pas aller jusqu’au bout de leur projet.
Alors qu’on se le dise : tu n’es pas obligé d’avoir plein d’outils compliqués pour bien faire les choses.
L’année dernière, j’ai viré une dizaine d’outils.
Pas parce qu’ils ne fonctionnaient pas. Mais parce que je m’étais rendu compte que je payais pour des trucs que je n’utilisais pas, ou que je pouvais remplacer par plus simple et moins cher.
Du coup, je paie environ 200€ de moins par mois, et mon business tourne exactement pareil. En fait, même mieux, parce que j’ai moins de tableaux de bord à surveiller.
Et je ne suis pas la seule. Presque tous mes clients qui me contactent ont le même problème : trop d’outils, pas de système. Ils ont WordPress + 10 plugins, un CRM qu’ils n’ouvrent jamais, un logiciel d’emailing qu’ils maîtrisent à 10%, et un outil de vente qui ne parle à rien.
Le problème n’est jamais qu’il manque un outil. C’est qu’il y en a trop.
Aujourd’hui, je tourne avec 5 outils principaux. Et je vais te montrer lesquels, pourquoi, et comment j’en suis arrivée là.
PS : je parle parfois de “stack”, c’est tout simplement l’ensemble de mes outils. Mon équipe, si tu veux.
L’erreur que tout le monde fait (et que j’ai faite aussi)
On accumule des outils sans s’en rendre compte. Ça se fait progressivement, en mode grenouille dans l’eau bouillante.
Tu as un besoin → tu trouves un outil → ça marche → tu l’oublies dans tes abonnements.
Puis un autre besoin → un autre outil → ça marche → tu continues.
Et un an plus tard, tu paies pour 10 trucs dont tu te souviens même plus pourquoi tu les as pris.

Moi, je pensais être organisée. J’utilise des tout-en-un depuis le début, j’ai toujours fait attention.
Mais l’année dernière, quand j’ai vraiment regardé mes abonnements, j’ai réalisé que je payais pour :
Un outil de collecte de retours à 250€/an → que j’ouvrais 1x tous les 3 mois et dont je n’utilisais pas un quart des fonctionnalités
Un combo rdv + meeting à 360€/an → alors qu’il existe des alternatives quasi-gratuites
3 noms de domaine que je gardais sur un hébergeur premium (avec hébergement, dont je n’avais pas besoin) “au cas où je relance ce projet un jour” → un autre 400€/an
Un outil de planification dont je ne me souviens même plus du nom → 200€/an
Aucun de ces outils n’était “mauvais”. Ils faisaient tous le job. Mais je ne les utilisais pas assez pour justifier le prix.
Je n’avais jamais pris le temps de faire un vrai audit.
J’ajoutais, mais je ne retirais jamais rien. Parce que “ça marche, pourquoi changer ?” Et puis “c’est juste 10€ par mois, c’est pas ça qui va me ruiner”. Sauf que 10€ par outil × 10 outils inutiles = 100€/mois = 1200€/an. Pour des trucs que je n’utilise pas.
Donc voilà l’erreur classique : on n’audite jamais sa stack. On ajoute quand on a besoin. Mais on ne retire jamais ce qui ne sert plus.
Ma stack en 5 outils
Je suis descendue à 5 outils principaux (et quelques add-ons dont on va reparler, quand même). Ce sont les 5 outils qui me permettent de gérer un business en ligne minimaliste MAIS qui fait tout quand même.
Par là j’entends : je peux donner vie à mes idées rapidement, simplement, et efficacement. Si demain, je veux vendre un nouveau type de produit, je peux très bien le faire, sans avoir besoin d’ajouter des outils spécifiques (et un nouvel abonnement).
Ils me coûtent un peu plus de 100€/mois.
1. Podia : mon hub central
Ce que j’y fais : vendre mes produits, gérer les communications avec mes clients en formation, héberger mon site, créer des pages, livrer mes formations.
Je suis très très fan de Podia. Enfin, plus que ça, je suis Podia Pro - ça veut dire que la plateforme me recommande officiellement comme une expert.
Avant Podia, j’avais :
Un site WordPress (avec 10 plugins)
Mailerlite pour l’emailing
Gumroad (et avant Teachable) pour vendre
Du coup, pour lancer un produit, je devais faire la page de vente sur Wordpress (pas flexible), ajouter mes produits sur Gumroad (pas flexible du tout et avec plein de frais cachés), et ensuite préparer les emails sur MailerLite.
Podia les remplace tous. D’un coup. Avec une interface simple. Avec en plus des options pour créer un blog, vendre des abonnements, voir mes taux de conversions. Pour 89€/mois. Il y a pas à tergiverser.
Tu vois, par exemple, pour faire ce genre de design sur Wordpress, j’aurai dû y passer des heures. Ma nouvelle page d’accueil, je l’ai mise en ligne en 15 minutes chrono. En plus elle a une jolie petite animation surprise.
Concrètement :
Tous mes produits digitaux sont en vente sur Podia
Ma newsletter Podia Email pour les communications avec les clients en formation (mise à jour des formations, demandes de témoignage, cadeaux en plus…)
Mon site (c’est-à-dire : présentation de ce que je fais, comment travailler avec moi, comment me contacter, où me trouver, prendre rdv…)
L’hébergement de toutes mes formations (tous mes clients ont un espace personnel sur lequel ils peuvent télécharger ou visionner les formations)
Tous mes clients sont aussi DANS Podia. Donc je peux leur donner accès à un produit facilement, ou restreindre l’accès s’il y a un défaut de paiement.
Et le gros avantage ici, c’est que plus tu peux mettre en ligne simplement et rapidement, plus tu peux avancer sur les choses qui sont vraiment importantes : le contenu de ton produit, son marketing et ta relation avec tes clients.
Le truc que peu de créateurs comprennent rapidement mais qu’il est important de rappeler ici : tu n’as pas besoin du “meilleur” outil de vente, celui qui fait le plus de trucs. Tu as besoin d’un outil qui fait le job ET qui t’enlève des décisions. Podia enlève 90% des décisions techniques. C’est pour ça que je la recommande à tous mes clients.
Si tu as envie d’un site Podia, mais que tu ne sais pas par quel bout prendre le projet, ni quelles pages doivent figurer sur ton site, j’ai la ressource parfaite : Podia Hub, qui te guide dans la création de ton site Podia en 7 jours. Et au délà, grâce aux modules complémentaires.
2. Substack : ma relation avec mon audience
Ce que j’y fais : publier mes Papiers, être présente sur Notes.
J’ai migré depuis Podia Email il y a quelques mois. Pas parce que Podia ne fonctionnait pas, mais parce que Substack, c’était aussi un réseau social intégré (Notes) qui ramène des abonnés organiquement
Et j’avais VRAIMENT envie de simplifier pour retrouver de l’énergie créative.
Mon workflow :
J’écris mes Papiers (dans Notion, on va revenir sur pourquoi dans un moment)
Je copie-colle et je programme l’envoi sur Substack
Je partage sur Notes si ça se prête
Tout arrive automatiquement sur mon Substack
Les gens s’abonnent lisent et s’abonnent
En fait, Substack remplace à la fois mon blog et ma newsletter. C’est les deux en un. Moi, ça me permet d’avoir moins de boulot (si j’envoie une newsletter, elle est aussi un article de blog, pas besoin de mettre en ligne aussi). Et pour les clients, ça leur donne accès à TOUT au même endroit.
Et j’aime beaucoup Notes - on avait besoin d’un réseau social centré sur le texte (qui ne soit pas Twitter)…
Pourquoi pas juste un abonnement Substack pour tout ? Parce que Substack ne vend pas de produits one-shot, et n’héberge pas de formations structurées. C’est un outil pour la relation continue, pas pour la vente ponctuelle.
Ce sont deux contextes pédagogiques et marketing différents :
un article n’est pas le bon format pour certaines méthodes (même avec une vidéo intégrée)
un abonnement n’est pas forcément le bon pricing pour certains clients et certaines méthodes (voir pourquoi j’ai supprimé l’abonnement payant aux Papiers)
PS : tu peux aussi choisir de ne pas publier certains emails sur Substack (seuls tes abonnés les reçoivent par email, rien n’apparaît sur ton profil public). C’est pratique si tu veux garder certains contenus vraiment privés. Commente si tu veux savoir comment faire !
3. Notion : mon second cerveau et mon outil de gestion
Ce que j’y fais : écrire mes contenus, mes produits, gérer mes projets clients, mes idées, mes backups.
Avant Notion, j’utilisais une application de prise de note, et des documents en fichier (de type .doc). C’était très vite le bazar pour retrouver une information précise, il fallait ouvrir plusieurs fichiers d’un coup, et mes dossiers devenaient lourds.
Et je comprends, Notion fait peur. Parce qu’on a pas de nom pour ce genre d’appliation. Ce n’est pas un tableur. C’est un mix entre un outil de base de données et un outil de notes. Et c’est exactement pour ça que j’adore.
J’ai plusieurs bases de données sur mon Notion, qui me servent à la fois de listes (comme sur un tableur) et de dossiers (puisque chaque ligne est une page sur laquelle je peux écrire).
Là, par exemple, tu vois ma base de données de contenu : sur la vue qui me montre les contenus publiés dans l’ordre chronologique. Je vois d’un coup d’œil qu’il y a 640 contenus publiés. Wow quand même.
Base de Contenus :
Tous mes emails, articles, papiers, guides
Avec des filtres : publié / en cours / idée
Je retrouve n’importe quel texte en 20 secondes
Je peux voir d’un coup d’œil ce que j’ai publié ou ce qui est en cours d’écriture
Base de Produits :
Tous mes produits actuels et mes idées
Date de lancement, CA généré, contenu inclus
C’est là que je “monte” mes produits avant de les publier
Base de Ventes :
Un tableau automatisé via Zapier qui récupère mes ventes Stripe/PayPal
Je vois en temps réel ce qui rentre
Je peux faire mes bilans mensuels en 5 minutes
Base de Clients (prestation) :
Les fichiers qu’ils doivent me donner
Les tâches restantes
L’historique de nos échanges
Et parfois même un espace partagé avec le client
Notion n’est pas QUE des bases de données. Par exemple, là c’est une fiche client avec les derniers échanges, documents et sous chaque partie, il y a soit une description des décisions prises, ou une liste de choses à faire.
Notion fait aussi d’autres choses.
Je peux créer des pages Notion et les partager avec mes clients. Ça remplace les PDF à mettre à jour. Quand je livre un site, je crée un guide d’utilisation en page Notion. Si je dois corriger un truc, je modifie la page. Le client a toujours la dernière version.
Notion, c’est trop compliqué ? Tu sais, j’ai essayé Trello, puis Google Sheets, puis Airtable, puis... J’ai perdu 6 mois à chercher le “parfait” outil d’organisation et à apprendre d’autres outils réputés ‘plus simples’. Il y a toujours un temps d’apprentissage sur des outils comme ça. Autant apprendre celui qui te fait le plus envie. Moi, c’est Notion, parce que c’est beau par défaut, et que je n’ai vraiment pas besoin de faire des calculs de fou.
Autre remarque, parce que la mode est à l’IA : je n’utilise pas Notion IA. Même avec leurs nouvelles mises à jour et agents. Je suis pas fan. Je préfère mon IA en dehors de mon espace de travail.
4. TidyCal : ma prise de rendez-vous
Ce que j’y fais : gérer mes consultations, mes rdv clients, mes audits.
Avant, je faisais ça manuellement par email. “Tu es dispo mardi ?” “Non, plutôt jeudi ?” “Ah non jeudi j’ai un truc”. Échange de 8 emails pour caler UN rendez-vous…
Puis j’ai essayé Calendly. Bien mieux pour la prise de rdv ! Mais l’interface de configuration est bordélique. Et mes clients qui l’utilisent me posent toujours des questions sur comment paramétrer leurs créneaux. Coût de l’abonnement : 13€/mois.
Et puis j’ai découvert TidyCal. Même fonctionnalités, même efficacité, voir plus simple à utiliser. Coût : 25$, une fois. Tu vois pas un peu les économies sur 3 ans…
Mon setup :
Un type de rdv : Consultation (60 min)
Connecté à mon Google Calendar pour voir mes disponibilités
Paiement Stripe intégré (99€)
Questions pré-rdv pour préparer
Automatiquement ajouté sur mon calendrier
Crée automatiquement un lien Google Meet
J’ai un deuxième type de rdv : les consultations inclues (pour les clients en service que je dois rencontrer régulièrement, et qui ont déjà payé pour les sessions dans leur contrat), c’est la même chose, sans paiement.
Un truc à comprendre qui mystifie toujours mes clients : les tampons et les intervalles. Si tu proposes des rdv de 60 min, à intervalles d’une heure, et que tu es dispo de 9h à 12h, théoriquement tu as 3 créneaux (9h, 10h, 11h). MAIS si tu mets un tampon de 5 minutes après tes rendez-vous (pour respirer un peu), si quelqu’un prend 10h, les deux autres sautent à cause du tampon de 5 min après chaque rdv. Ça paraît con, mais il faut le savoir.
5. Fillout : mon couteau suisse
Ce que j’y fais : formulaires de contact, sondages, demandes de devis, inscriptions.
C’est l’outil le plus sous-estimé de mon stack. On peut faire BEAUCOUP de choses avec un outil de formulaire, surtout avec Fillout. Voici mes deux utilisations préférées.
Formulaire de demande de devis :
Le client répond aux questions
Le formulaire m’envoie un brief complet
Je reçois les infos, je peux envoyer un vrai devis
Tout est déjà dans Notion grâce à l’intégration
Collecte de témoignages :
Questions préformatées
Les réponses arrivent dans Notion
Je peux les reformater pour mes pages de vente
Deux trucs qui peuvent t’intéresser si tu n’as pas envie de payer un abonnement à Podia, ni même TidyCal :
Fillout peut prendre des paiements. Donc techniquement, tu peux vendre un produit simple (ebook, PDF) juste avec Fillout + Stripe. Sans plateforme de vente. C’est le setup de vente le plus léger possible.
Il peut aussi prendre des rendez-vous !! Avec moins de fonctionnalités que TidyCal, mais pour démarrer, pourquoi pas.
Et le mieux dans tout ça : l’abonnement gratuit de Fillout est hyper généreux. Je n’ai jamais eu besoin de passer au payant, même en prenant des paiements et en connectant à Notion.
Pourquoi j’ai choisi Fillout plutôt que Tally ou Google Forms ? Bon, Google Forms, c’est moche. Clairement. Et ça ne sert qu’à faire des sondages. Par contre, Tally, c’est une meilleure question. Tally, c’est une bonne option aussi. Je préfère juste l’interface de Fillout, plus classique, mais où c’est plus facile de configurer des questions dynamiques (afficher une question en plus selon les réponses précédentes) et des intégrations (où ranger les infos dans Notion par exemple).
Mon conseil en plus : teste toujours bien tes intégrations avant de partager. Voir si les informations arrivent bien au bon endroit, et si tout est paramétré comme il faut.
Les outils “bonus” selon ton business
Ces 5 outils couvrent 90% de mes besoins. Mais selon ce que tu fais, tu auras peut-être besoin de renforts.

Si tu veux simplifier ta facturation :
Indy si c’est ok de faire à la main (mais en plus rapide quand même)
Quaderno pour l’automatisation
Si tu veux rencontrer tes clients :
Google Meet pour les appels clients (gratuit, simple). 3 fois plus simple que Zoom.
Si tu fais du contenu régulier :
Claude ou ChatGPT pour reformuler, vérifier, brainstormer (j’utilise Claude de plus en plus)
Si tu as beaucoup de process répétitifs :
Zapier pour connecter tes outils (mais commence sans, vraiment)
Si tu veux pouvoir créer des visuels chouettes, sans te prendre la tête :
Canva (abonnement pro vaut vraiment la peine, rien que pour supprimer les fonds)
Les outils qu’il faut virer
En 10 ans de web, je n’ai jamais vraiment eu besoin de ces outils. Voir, ils sont devenus tellement complexes qu’ils entravent ton travail plus d’autre chose.
Laisse tomber les CRM complexes.
Franchement, si tu n’as pas de contact avec tes clients (je parle de contact en direct), tu n’as pas besoin de CRM, du tout. Si tu utilises un outil comme Podia, tu auras une liste d’audience, qui contiendra tes clients. Tu pourras leur mettre des tags si ça te chante.
Mais vraiment, pour mes clients en formation, je n’ai jamais eu besoin de plus. Un de mes clients avait un CRM qu’il ne touchait jamais. Son CRM contenait 12 contacts qu’il gérait par email de toute façon. On a tout viré, mis les 12 noms dans Notion. Il a annulé son abonnement.
Si tu as des clients que tu vois en direct (comme en consultation ou coaching), là, ça peut devenir intéressant de garder des notes.
Pour ça, j’utilise Notion. Mais un fichier dans ton application de note, c’est LARGEMENT suffisant pour démarrer.
Je ne veux plus entendre parler d’outils de ‘tunnels de vente’.
Un tunnel de vente, c’est juste une série de pages ou d’emails. Tu peux faire ça avec n’importe quel outil que tu as déjà. Les outils de ‘tunnels’ te vendent des templates et des promesses de conversions miraculeuses.
J’ai un Papier complet sur le sujet.
Contre-intuitif, mais c’est pareil pour les outils d’analytiques (type Google Analytics, Hotjar…).
Pendant un temps, je payais (une petite fortune aussi) pour un outil spécial SEO, qui allait m’aider à écrire des articles de blog pour faire plus de trafic sur mon site. Tu sais ce qu ça m’a appris ? Réponds aux questions que tu as déjà. Bon. Pas besoin d’un outil à 100 balles par mois pour comprendre ça.
On a trop d’analytiques déjà. En avoir encore plus ne mène qu’à la paralysie. Les métriques qui ne changent pas tes décisions ne servent à rien. La seule métrique qui compte : c’est tes ventes. Est-ce que ton business en ligne te rapporte ce dont tu as besoin ?
Ensuite, si tu veux analyser, tu peux aller chercher des chiffres spécifiques : nombre d’inscrits à ta newsletter dans les 30 derniers jours, taux d’ouvertures, combien de visites par mois sur ton site.. Mais tu as DÉJÀ accès à tout ça avec les versions de base.
Jette les trucs que tu gardes ‘au cas où’.
J’ai gardé un hébergeur premium pendant 2 ans après la fin de mon activité de prof de langue. 400€ par an pour 3 domaines et un hébergement Wordpress. J’avais l’impression que c’était important de garder une trace, que ça allait être le bordel de changer le seul nom de domaine que je voulais garder d’endroit (parce que je ne pouvais pas rester sur l’hébergeur seulement avec le nom de domaine).
Bref, j’ai procrastiné à mort parce que je pensais que ça allait être casse-tête.
Et puis, en janvier dernier, j’ai reçu la dernière facture, qui avait encore augmenté). Et en 2 jours, c’était plié.
Ça vaut aussi pour les abonnements que tu gardes parce que peut-être le mois prochain… Tu peux toujours y revenir plus tard. Arrête ton abonnement maintenant.
Met les outils de design complexes à la poubelle.
Pendant des années, j’ai cru qu’il fallait maîtriser Photoshop ou Figma pour faire des trucs pros. Faux. Canva fait TOUT ce dont tu as besoin.
Je sais de quoi je parle : je fais des sites web pour des entrepreneurs depuis 3 ans, et je n’ai jamais eu besoin d’autre chose que Canva pour créer tous les visuels nécessaires.
Le problème, c’est pas l’outil. C’est qu’on ne sait pas l’utiliser à son plein potentiel.
La plupart des gens sous-utilisent Canva. Ils font des visuels basiques alors qu’on peut créer des animations, des mockups, des effets pros... en quelques minutes. Juste en connaissant les bonnes techniques.
C’est pour ça que j’ai créé Mini-Waouhs : une collection de tutoriels ultra-courts (8 minutes en moyenne) qui te montrent comment créer des visuels qui claquent avec des outils simples.
Des animations qui bougent, des mockups de produits, des GIFs optimisés, des icônes personnalisées... Tout ce qui fait que tu es l’air pro en ligne.
Ma règle pour ajouter un nouvel outil
Maintenant, avant d’ajouter un outil à ma stack, j’ai trois réflexes.
1. Est-ce qu’un de mes outils actuels peut déjà faire ça ?
90% du temps, la réponse est oui. Je sous-utilise mes outils existants. Avant d’ajouter un nouveau truc, je lis vraiment la doc de mes outils actuels.
Par exemple, je me sentais tenté par un logiciel d’analyses des ventes (déjà, première erreur : pas besoin de ça pour savoir si j’ai fait un bon mois ou pas). Et puis, surtout, en y regardant de plus près, j’avais déjà tout ce qu’il fallait sur mon Notion.
2. Est-ce que ça va me faire gagner AU MOINS 2h par semaine ?
Si non, ça ne vaut pas le coup d’apprendre un nouvel outil. Mon temps d’apprentissage vaut plus cher que l’optimisation.
C’est pour ça que je me suis séparée de Senja, un logiciel de collecte et d’affichage automatique de témoignages. L’outil est très bien, mais il ne me fait pas gagner 2H par semaine. Au mieux, 5/6 minutes seulement, le temps d’ajouter un témoignage sur une page de vente ou sur ma page globale.
3. Je prends le premier mois, et je fais le point dans 20 jours.
Je ne prends jamais l’abonnement à l’année dès l’entrée. À la place, je prends mon mois, et j’annule mon abonnement tout de suite. Si dans 20 jours, je ne l’utilise plus (voir j’ai oublié), c’est que je n’en ai pas besoin.
J’ai par exemple testé l’appli Krea. Super appli de génération d’image (bien plus de précision sur les détails, et des façons de modifier très très chouette). Mais, je n’ai pas reconduit mon abonnement. Je ne m’en sers tout simplement pas assez, la version gratuite de temps en temps suffira.
Moins d’abonnements, plus de liberté !

Si tu devais commencer de zéro demain
Imaginons que tu démarres ton business créatif demain. Voici dans quel ordre je te conseille de t’équiper.
Mois 1-3 : Le strict minimum
Substack (gratuit) pour ta newsletter et tes premiers abonnés
Fillout (gratuit) pour tes premières ventes et/ou tes premiers rendez-vous.
Coût : 0€.
Tu n’as pas besoin de plus. Vraiment. C’est ta phase de test.
Mois 4-6 : Tu commences à vendre sérieusement
Podia (89€/mois) pour héberger tes formations/produits
TidyCal (25$ une fois) pour les consultations
Indy (gratuit) pour facturer
Coût : ~90€/mois
C’est pro, tu peux vendre ce que tu veux, et avoir un espace client convenable avec un site qui va bien.
Mois 7-12 : Tu structures
Notion (gratuit pour commencer) pour tout organiser
Claude/ChatGPT (20€/mois) pour optimiser ton temps
Coût total : ~110€/mois
Tu vas plus loin avec des outils qui te permettent de gérer, mais qui prennent un peu de temps à maîtriser. Et puisque maintenant, tu sais ce que tu fais, tu peux commencer à travailler avec des IA pour créer plus vite ou aller encore plus loin. Attends donc d’avoir quelques mois de contenu et de ventes avant de structurer - sinon tu vas perdre du temps à organiser... du vide.
C’est exactement dans cet ordre que j’aurais dû faire. Au lieu d’acheter mes 12 outils le premier mois, de galérer 3 mois à les configurer et d’en oublier l’essentiel : créer des trucs qui apportent quelque chose au monde.
Les pièges à éviter
Tu as tout ce qu’il te faut. Mais attention, il y a encore quelques pièges au niveau meta. Des pièges que tu ne vois pas venir avant que tu sois déjà quasi enseveli. Je les vois revenir sans cesse en consultation.
Piège 1 : L’optimisation prématurée
Tu n’as pas besoin d’automatiser quoi que ce soit avant d’avoir fait le process manuellement 10 fois. Et parfois même, ça ne vaut toujours pas le coup.
Sérieusement, j’ai perdu des semaines à essayer d’automatiser des trucs importants, qui ne peuvent être faits correctement que si tu prends en compte le contexte. Genre envoyer un devis. Ça parait une bonne idée d’avoir un email tout prêt, et un bouton pour l’envoyer. Sauf que chaque client est différent. Ironiquement, c’est la constante dans le service client : tous les clients sont différents.
C’est aussi pour ça qu’il faut faire attention quand tu créés des offres.
Il vaut mieux créer un modèle et partir de ton modèle pour personnaliser au client, plutôt que d’avoir un système qui tourne tout seul et que tu dois aller arrêter en urgence parce qu’il est en train d’envoyer des devis aux mauvaises personnes (tu sens l’histoire vraie là-dessous ?).
Même combat pour les automations qui sont intéressantes sur papier, mais que tu n’as en fait pas besoin. J’avais passé toutes les vacances de décembre dernier à imaginer un tableau statistique complet, à galérer avec les chiffres, les calculs, les automations… Je cherchais pourtant à faire un truc simple : savoir combien de personnes j’avais ‘touchées’ par jour (combiné sur tous mes réseaux, emails, vues de site..). Pour au final ? Ne l’utiliser qu’un mois, parce que ce n’est juste pas pratique, et que ça bugue tous les 2 jours.
Piège 2 : Le syndrome du “tout-en-un” parfait
L’outil parfait n’existe pas (à moins de le créer soi-même et d’avoir le temps pour ça).
La règle c’est que tous les outils tout-en-un sont excellents sur 70% des fonctions et moyens sur le reste. Le calcul à faire ici c’est : si je prends un autre outil pour faire ça, combien de temps et d’énergie je perds face aux résultats que ça peut m’apporter ? Dans la plupart des cas, ça ne vaut pas le coup.
Par exemple Podia. C’est un super outil dont je te parle TOUT le temps. MAIS, ce n’est pas le meilleur outil de blog, ni de vente. Il n’y a pas toutes les fonctionnalités, la structure de design a des limitations claires. Mais, ce n’est pas ce que je lui demande. Ce que je lui demande, c’est de m’aider à vendre et mettre en ligne mon business, rapidement et efficacement.
Piège 3 : Changer d’outil à la première frustration
Tous les outils ont des bugs, des limitations, des trucs chiants. Si tu changes à chaque fois que quelque chose te gonfle, tu passes ta vie à migrer. Je ne change d’outil que si je rage 3 fois par semaine pendant 1 mois. Sinon, je m’adapte.
Voir même : connaître les limitations de ton outil est un gros avantage. Parce que ça peut te servir comme d’une contrainte créative, et te permettre de prendre des décisions. Par exemple : je sais que je ne peux pas faire des pages aussi design sur Substack que sur Podia. Donc je simplifie, ce qui n’est pas plus mal !
Piège 4 : Confondre l’outil et le système
Ça c’est le double piège de l’identité liée à un outil. Je sais que Notion a beaucoup de ‘follower’. Il me semble qu’on pourrait presque parler de culte. Alors les débutants pensent qu’en maîtrisant Notion, ils maîtrisent un système.
Mais non. Un bon outil ne remplace pas un bon système. Avant d’apprendre n’importe quel outil, demande-toi : comment est-ce que j’ai besoin de gérer mes clients ? Sinon, tu construis à l’aveugle, et tu perds un temps monstre.
C’est un truc avec lequel je me bats encore un peu. De temps en temps, je vois un outil passer (comme Sublime, qui soit dit en passant a le pire logo/mascotte de toute la Terre), et je me dis : wow, c’est trop bien comme système. Mais NON, je dois me rappeler activement, que ce n’est PAS un système, juste un outil.
Le problème de penser que c’est un système, c’est que tu ne vas pas utiliser l’outil comme TOI tu en as besoin, mais comme Machin te dit de faire. Alors que tout l’intérêt des outils (surtout Notion et autre), c’est d’y ajouter ta créativité par-dessus. Sinon, c’est mort.
Bonus : mon stack dans 2 ans.
Si demain je devais gérer 10x plus de clients, 10x plus de ventes, 10x plus de contenus, voici ce que j’ajouterais.
Quaderno pour automatiser toute la partie fiscale/facturation. Parce qu’à ce volume, faire à la main n’aurait plus de sens.
Un assistant virtuel avant un nouvel outil. Peut-être, si je retrouve un peu de sociabilité. À partir d’un certain volume, ton goulot d’étranglement ce n’est plus la tech, c’est ton temps. Il vaut mieux payer quelqu’un pour gérer tes outils existants.
Mais tu notes : même x10, je n’aurais besoin que de 2 outils en plus. Pas 20.
En résumé : Moins d’outils, plus de maîtrise
Voilà ce que 10 ans de business en ligne m’ont appris :
Maîtriser 5 outils à 90% bat 20 outils à 20%
Ton temps d’apprentissage est ton actif le plus cher
Les outils ne créent pas de business, les systèmes oui
Simple > Parfait
Mon stack actuelle : Podia, Substack, Notion, TidyCal, Fillout. Plus quelques outils bonus selon les besoins.
Coût total : ~130€/mois.
Pour gérer un business avec des formations, des prestations, une newsletter, des produits digitaux, et ma santé mentale intacte. C’est tout ce dont tu as besoin aussi. Arrête de collectionner les outils. Maîtrise les bons. Construis tes systèmes. Le reste suivra.
Et maintenant, à ton tour
Tu as tout ce qu’il faut dans ce papier pour simplifier ton stack. Mais si tu veux aller plus vite :
Tu ne sais pas par où commencer ?
Prends une consultation avec moi. On audite tes outils actuels, on vire ce qui ne sert pas, et on construit un système qui tient la route. 99€ pour 60 minutes.
Tu veux créer ton site Podia ?
J’ai créé Podia Hub, une formation qui te guide pas à pas pour créer ton site en 7 jours. De la mise en place des paramètres légaux jusqu’à la vente de tes premiers produits. C’est exactement ce que j’aurais aimé avoir quand j’ai démarré. 199€, une fois, accès immédiat.
Tu veux des visuels qui claquent sans te prendre la tête ?
Va voir Mini-Waouhs (inclus dans Podia Hub!). Des tutoriels ultra-courts pour créer des animations, des mockups, des effets pros avec Canva et autres outils simples. 99€ une fois, accès à vie.
Ressources mentionnées dont je suis affilié, ou partenaire :
Podia (mon site + vente)
Notion (organisation + écriture)
Fillout (formulaires)
TidyCal (prise de rdv)
Indy (facturation, 1 mois offert)
Ressources complémentaires :













