Redéfinir ‘optimiser’
On imagine quelqu’un qui optimise comme un petit monsieur qui huile sa machine pour qu’elle produise plus vite.
Le mot ‘optimiser’ a besoin d’une relecture.
On imagine quelqu’un qui optimise comme un petit monsieur qui huile sa machine pour qu’elle produise plus vite.
Dans sa boîte à outils toute crasseuse, il n’y a que des outils pas propres.
Le petit monsieur se moque bien de savoir si ses outils sont propres, et même qu’il s’en fout si on a pas besoin de plus de machines qui produisent plus vite.
Lui, il optimise pour que ça roule.
C’est le job.
Quand on applique ça au business en ligne, les outils pas propres deviennent malsains.
Des machines qui clignotent pour capter encore plus l’attention.
Des petits hacks psychologiques pour manipuler à l’achat.
Le petit monsieur crasseux ne pense qu’à ses chiffres.
Bidouiller pour faire plus de vues, plus de cash.
C’est le job.
Et si on redonnait à l’optimisation un peu de noblesse ?
Et si on refusait cette vision grotesque ?
Qu’à la place, on optimisait pour quelque chose de plus sain.
Comme le plaisir. Ou le calme.
Optimiser sa machine pour que ce soit chouette de travailler avec elle.
Optimiser sa journée pour qu’on aille se coucher tranquille.
Optimiser son travail pour qu’il nous apporte un peu plus de bonheur.
Et si ‘optimiser’ ça voulait dire ‘faire en sorte que faire de notre mieux soit simple’ ?
Alors la prochaine fois que tu te surprends à ‘optimiser’ quelque chose dans ton business, pause-toi une seconde.
Demande-toi : qu'est-ce que j'essaie vraiment d'optimiser ?
Est-ce que c'est pour que mes clients se sentent mieux servis ? Pour que je puisse créer avec plus de fluidité ?
Ou est-ce que j'optimise juste... pour optimiser ?
En t’oubliant un peu toi, parce que ‘c'est ce qu'il faut faire’.
Est-ce que ton petit monsieur crasseux n’aurait pas pris les commandes ?
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